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Marché du vélo en Allemagne : 10 tendances à retenir en 2024

Actus
Par Thibaut,  publié le 19 mars 2025 à 11h23.
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Cyclistes à Berlin, Allemagne

Boom des vélos électriques, explosion du leasing, stocks en surchauffe… Voici les 10 enseignements à retenir de l'étude annuelle de l'industrie du vélo allemande.

Chaque année, l’association de l’industrie du vélo en Allemagne (ZIV) publie une étude détaillée sur l’état du plus gros marché européen. Et celle de 2024 en dit long sur les évolutions en cours. Fin du boom post-Covid, stocks qui débordent, vélos électriques vendus à prix cassés, explosion du leasing… Que se passe-t-il vraiment en Allemagne ? Et surtout, que cela annonce-t-il pour la France ? Voici les 10 enseignements à en tirer.

1. L’Allemagne, toujours une puissance du vélo, mais en phase d’ajustement

Avec près de 89 millions de vélos et vélos électriques en circulation, l’Allemagne reste l’un des plus grands marchés du cycle en Europe. Mais après une décennie de croissance ininterrompue, portée par l’essor du vélo électrique et boostée par la crise sanitaire, l’industrie marque un temps d’arrêt.

Evolution des ventes de vélos en Allemagne – ZIV

Les chiffres le montrent : la production allemande de vélos et de VAE a chuté de 13,8 % en 2024, avec 1,97 million d’unités produites contre 2,29 millions l’année précédente. Les fabricants ont dû s’adapter à un marché qui digère encore l’explosion des ventes des années Covid. Selon le ZIV, « les niveaux de stock restent élevés chez de nombreux détaillants et fabricants ». La demande est toujours là, mais après l’euphorie, le marché se régule naturellement.

2. La fin de l’euphorie, mais pas du vélo

Après une envolée spectaculaire, les ventes de vélos retrouvent un rythme plus modéré. Le chiffre d’affaires global du secteur a reculé de 10,3 % en 2024, passant de 7,06 à 6,33 milliards d’euros. Un ralentissement notable, mais qui doit être relativisé : le marché reste bien au-dessus de son niveau d’avant la pandémie, où il pesait environ 4 milliards d’euros en 2019.

Pour l’industrie, cette correction était attendue. Le ZIV rappelle que 2022 a été une année record et qu’un tel niveau de croissance ne pouvait pas se maintenir indéfiniment. Le marché ne s’effondre pas, il revient simplement à une dynamique plus stable. La preuve : les ventes globales de vélos et VAE n’ont baissé que de 2,5 % par rapport à 2023, ce qui montre une demande toujours forte.

3. Le vélo électrique domine, mais les remises pèsent sur les marges

Le VAE a définitivement pris l’ascendant en Allemagne. Il représente 53 % des ventes de vélos en 2024, un chiffre stable par rapport à 2023. Mais si la demande ne faiblit pas, les prix, eux, ont nettement reculé.

La part des ventes de vélos électriques en Allemagne – ZIV

Face aux stocks importants, les détaillants ont multiplié les promotions, entraînant une baisse de 10,1 % du prix moyen des vélos électriques. En 2023, un VAE se vendait en moyenne 2 950 euros, contre 2 650 euros en 2024. Cette tendance pourrait bien traverser la frontière, car en France aussi, certains magasins peinent à écouler les modèles des années précédentes.

À l’inverse, les vélos musculaires sans assistance ont vu leur prix moyen augmenter de 6,4 %, atteignant 500 euros. Un signe que les gammes évoluent et que le marché du vélo « classique » se tourne vers des modèles plus qualitatifs, notamment les vélos de route et les gravel, en plein essor.

4. Un virage vers les vélos sportifs

Une tendance se détache nettement en 2024 : le succès des vélos sportifs. Pour la première fois, l’étude du ZIV distingue les vélos gravel des vélos de route, preuve que ces catégories ont pris de l’ampleur. Ensemble, ils représentent désormais plus de 11 % des ventes de vélos classiques, alors que les VTT musculaires continuent de perdre du terrain, passant de 5 % à 3 % du marché.

Part des ventes 2024 par catégories de vélos – ZIV

68% des revendeurs voient d’ailleurs un potentiel énorme pour les vélos gravel. Pourquoi cet engouement ? Ce type de vélo séduit par sa polyvalence : aussi à l’aise sur route que sur chemins, il attire aussi bien les amateurs de sport que ceux qui cherchent un vélo performant pour le quotidien. Par ailleurs, le vélo de route revient en force, notamment dans les segments haut de gamme, dopé par les tendances bikepacking et ultra-distance.

Cette dynamique est déjà visible en France, où de nombreuses marques misent sur le gravel et où les ventes de vélos de route restent solides malgré la montée en puissance du VAE.

5. Les magasins spécialisés toujours en force

Malgré la montée du e-commerce, les magasins de vélo restent incontournables en Allemagne. En 2024, 70 % des ventes sont encore réalisées en magasin, une légère baisse par rapport à 2023 (74 %), mais qui montre que le contact physique avec le produit reste essentiel.

Les canaux de distribution en 2024 en Allemagne – ZIV

Cette tendance est particulièrement forte pour les vélos électriques, qui nécessitent plus de conseils et d’essais avant l’achat. Le ZIV souligne que les détaillants jouent un rôle clé en tant que conseillers et spécialistes face à un marché de plus en plus technique.

Les grandes surfaces et le commerce en ligne progressent, mais le vélo reste un achat impliquant. En France aussi, les magasins spécialisés continuent de tirer leur épingle du jeu, notamment grâce à l’entretien et au service après-vente, qui deviennent un levier essentiel pour fidéliser la clientèle.

6. Le leasing bouleverse le marché

Les Allemands ne se contentent plus d’acheter leurs vélos, ils les louent sur le long terme. En 2024, près d’un vélo sur trois est acquis en leasing. Ce modèle, déjà bien ancré dans le secteur automobile, s’impose comme une alternative séduisante pour les particuliers et les entreprises.

Le principe est simple : plutôt que d’acheter un vélo à plusieurs milliers d’euros, les cyclistes optent pour un abonnement mensuel, souvent pris en charge en partie par leur employeur. Une formule qui facilite l’accès aux vélos haut de gamme, en particulier les VAE.

En France, le leasing commence aussi à faire son chemin, notamment avec le développement d’offres de locations longue durée proposées par certaines marques et enseignes spécialisées comme Decathlon. Si la tendance suit celle de l’Allemagne, on pourrait voir exploser ce modèle dans les prochaines années.

7. Un boom des ateliers et de la réparation

Pendant que les ventes se tassent, les ateliers ne désemplissent pas. Selon le ZIV, 90 % des magasins spécialisés enregistrent une hausse de leur activité de réparation. Un signe que les cyclistes conservent leurs vélos plus longtemps et misent davantage sur l’entretien.

L’essor des VAE joue un rôle clé dans cette dynamique. Ces vélos, plus complexes techniquement, nécessitent un suivi régulier, notamment au niveau des batteries et des moteurs. Résultat : le service après-vente devient une ressource majeure pour les détaillants.

En France, la tendance est similaire. De nombreuses boutiques développent leurs ateliers et misent sur la réparation pour maintenir leur activité. Le marché de l’occasion, de plus en plus structuré, pourrait aussi amplifier cette mutation en favorisant la remise en état d’anciens modèles plutôt que l’achat de neufs.

8. La fin de l’eldorado asiatique pour l’importation de vélos

Pendant des années, l’Asie a inondé l’Europe de vélos et de VAE à bas coût. Mais la tendance s’inverse : en 2024, 75 % des vélos électriques importés en Allemagne proviennent désormais de l’Union européenne.

Part des importations de vélos électriques en Allemagne en 2024

Plusieurs raisons expliquent ce virage. Les tensions commerciales avec la Chine, les droits de douane anti-dumping et la volonté de rapatrier une partie de la production en Europe ont modifié la donne. L’Allemagne, avec sa forte industrie du cycle, privilégie désormais des partenaires comme la République tchèque, la Hongrie et le Portugal, qui montent en puissance sur le marché du vélo.

Cette relocalisation pourrait influencer les politiques industrielles françaises. Déjà, certaines marques cherchent à rapprocher leur production de l’Europe pour limiter les risques liés aux tensions internationales et raccourcir leurs délais de livraison. Une opportunité à saisir pour le secteur français du cycle.

9. Le vélo électrique est plus durable qu’on ne le pensait

L’un des enseignements les plus surprenants de l’étude ZIV concerne la durée de vie des vélos électriques. Contrairement aux premières estimations qui tablaient sur 4 à 5 ans, les données montrent que les VAE durent en réalité entre 8 et 9 ans.

Cette révision s’appuie sur des analyses des batteries usagées et des cycles de vie des moteurs. Un bon point pour les utilisateurs, qui peuvent amortir leur investissement plus longtemps, et pour l’environnement, avec une réduction du renouvellement des vélos.

En parallèle, cette longévité ouvre de nouvelles perspectives pour le marché du vélo d’occasion, notamment pour les VAE reconditionnés, qui séduisent un public à la recherche de prix plus accessibles. Une tendance que l’on voit également émerger en France avec l’essor des plateformes de vente de vélos électriques d’occasion reconditionnés comme Upway, Loewi ou Rebike et les initiatives de location-reprise chez certains fabricants ou distributeur à l’image de Decathlon.

10. Remorques vélo : une solution prisée pour les enfants (et pas que)

Si le vélo cargo a connu une forte croissance ces dernières années, la tendance s’est stabilisée en 2024, selon le ZIV. Après une phase d’essor rapide, la demande s’équilibre, et ces vélos restent quasiment tous motorisés.

Mais lorsqu’il s’agit de transporter des enfants, le vélo cargo n’est pas le premier choix. En Allemagne, seuls 15 % des parents optent pour cette solution, loin derrière les sièges enfants montés sur vélo (55 %) et les remorques (42 %).

Les options de transport des enfants à vélo – ZIV

Les remorques restent donc un choix privilégié pour le transport des enfants, mais elles ne sont pas uniquement utilisées à cette fin. L’étude montre que 20 % des remorques vendues servent à transporter des charges ou des animaux, notamment des chiens.

Un marché allemand en mutation, un avenir à surveiller

L’étude du ZIV dresse le portrait d’un marché du vélo en pleine réorganisation. Après une période d’euphorie, l’industrie ajuste ses stocks, les magasins misent sur le service, et les modes de consommation évoluent. L’essor du leasing, la montée en gamme des vélos sportifs et la relocalisation de la production sont des tendances fortes qui pourraient façonner l’avenir du vélo en Europe.

Pour la France, ces signaux sont à surveiller de près. Les dynamiques observées en Allemagne sont souvent annonciatrices des tendances à venir. La question est de savoir si les acteurs français du vélo sauront tirer parti de ces évolutions pour anticiper les besoins des cyclistes de demain.

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