Col’Attitude 2026 : 11 dates pour grimper les cols des Vosges sans voitures

Thibaut Bernardin
11 min de lecture
Audrey à l'arrivée du col des Pandours

De juin à septembre, Col’Attitude réserve 14 ascensions du Massif des Vosges aux cyclistes. L’occasion parfaite de tenter un col.

Grimper un col sans voitures, sans motos, sans stress dans les rétros ? Dans les Vosges, ce petit luxe existe déjà. Et il revient en 2026 avec une nouvelle édition de Col’Attitude, le rendez-vous qui ferme temporairement certaines routes de montagne pour les laisser aux cyclistes.

Le concept : grimper à son rythme, avec un maillot à pois en ligne de mire

Col’Attitude reste fidèle à son ADN. Pendant quelques heures, la route est réservée aux cyclistes. L’événement est gratuit, ouvert à tous et sans inscription préalable. Il suffit de choisir sa date, de venir avec un vélo en bon état et de se lancer.

La fermeture de la route intervient 1h avant le début de l’événement et la réouverture 1h après le créneau prévu. Mieux vaut donc bien vérifier les horaires avant de partir, surtout si vous prévoyez une boucle plus longue ou une descente par un autre itinéraire.

Le petit plus, c’est la crédenciale digitale. À chaque ascension, un QR code permet de cumuler des points. Des points supplémentaires peuvent aussi être gagnés via un questionnaire autour du territoire traversé. À la fin de la saison, les 10 participants avec le plus de points décrocheront le maillot à pois Col’Attitude.

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C’est ludique, mais ça ne change pas l’esprit de l’événement. Col’Attitude n’est pas une course. C’est plutôt un bon prétexte pour se fixer un objectif, découvrir un nouveau versant ou revenir sur un col que l’on connaît déjà, mais dans une ambiance beaucoup plus calme.

Le calendrier 2026 : à la conquête des cols vosgiens

Chaque col a son caractère. Certains se prêtent très bien à une première expérience. D’autres demandent déjà un peu de caisse. Voici le programme complet pour organiser vos week-ends vélo cet été.

7 juin : Lac Blanc, col du Calvaire et col du Louschbach

La saison démarre fort avec le Lac Blanc et deux versants au choix. Depuis Orbey, côté alsacien, l’ascension vers le col du Calvaire affiche 9 km pour 580 m de dénivelé. On traverse les pâturages, on prend de la hauteur et on retrouve cette ambiance très vosgienne, entre forêt, reliefs et vues sur le Pays Welche.

Depuis Plainfaing, côté vosgien, le col du Louschbach propose 7,6 km pour 439 m de dénivelé. L’ambiance est plus forestière, plus sauvage aussi. Dans les deux cas, l’arrivée vers le Lac Blanc donne tout de suite le ton : Col’Attitude commence par une vraie sortie de montagne.

28 juin : Loosthal

Le col du Loosthal, au départ de Neuwiller-lès-Saverne, est sans doute l’une des ascensions les plus accessibles de cette édition. Avec 7,9 km pour 205 m de dénivelé, on est loin des gros pourcentages des Hautes-Vosges.

C’est une bonne porte d’entrée pour une première participation, une sortie en famille ou un cycliste qui roule régulièrement mais n’a pas encore l’habitude des cols. Le décor des Vosges du Nord fait le reste, avec une montée ombragée et une ambiance plus douce que sportive.

5 juillet : la Planche des Belles Filles

Là, on change clairement de registre. La Planche des Belles Filles ne se résume pas à son nom devenu célèbre sur le Tour de France. C’est une montée courte, mais intense, avec 7,7 km pour 539 m de dénivelé depuis Plancher-les-Mines.

Les pourcentages piquent vite et l’effort arrive dès le début. Ce n’est pas forcément le meilleur choix pour découvrir Col’Attitude sans pression. En revanche, pour les cyclistes déjà entraînés, c’est l’un des rendez-vous les plus évidents du calendrier 2026.

19 juillet : col des Pandours

Le col des Pandours , qu’on avait testé l’année dernière, revient avec deux départs possibles. Depuis Oberhaslach, la montée propose 6,1 km sur une route agréable, avec des lacets, de la forêt et quelques belles ouvertures vers le Rocher de Mutzig, le Struthof ou le château du Nideck.

Thibaut en haut du Col des Pandours à Col'Attitude
Thibaut en haut du Col des Pandours

Depuis Wangenbourg-Engenthal, le format est plus court, avec 4 km, mais la pente peut se montrer plus nerveuse, avec des passages annoncés entre 7 et 12 %. C’est tout l’intérêt de ce col : il permet de choisir son effort.

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9 août : col du Haag

Avec le col du Haag, on passe aux choses sérieuses. Au départ de Moosch, l’ascension annonce 11 km pour 826 m de dénivelé. C’est l’un des gros morceaux de cette édition 2026… et qui sera aussi au menu cette année de la 14e étape du Tour de France !

Le parcours monte vers Geishouse, puis rejoint la Voie Verte du Haag avant de se rapprocher du Grand Ballon. L’effort est long, l’ambiance très Hautes-Vosges, et la récompense se trouve au sommet, du côté de la ferme-auberge du Haag. Une date à réserver aux cyclistes déjà prêts à encaisser une vraie montée et qui veulent se mesurer à Pogačar et Seixas.

16 août : col du Firstplan

Le col du Firstplan offre une option plus abordable au cœur de l’été. Deux versants sont proposés : depuis Osenbach, avec 5,4 km pour 322 m de dénivelé, ou depuis Soultzbach-les-Bains, avec 5,2 km pour 357 m de dénivelé.

Les distances restent courtes, la route est ombragée et le dénivelé reste raisonnable. Pour les cyclistes qui veulent grimper sans se lancer dans une grosse journée de montagne, c’est une date très intéressante.

23 août : Ballon d’Alsace

Le Ballon d’Alsace a un statut à part. Ce col fut le premier franchi par le Tour de France en 1905. Rien que pour ça, il mérite sa place dans le calendrier.

Col’Attitude le proposera depuis Saint-Maurice-sur-Moselle, avec une montée régulière vers le sommet. Ce n’est pas seulement une ascension sportive. C’est aussi une petite plongée dans l’histoire du cyclisme, sur une route que beaucoup de cyclistes du Grand Est ont forcément envie de cocher un jour.

30 août : col du Wintersberg

Le col du Wintersberg, au départ de Niederbronn-les-Bains, propose 5,6 km pour 325 m de dénivelé. Là encore, on est sur un format accessible, mais avec un vrai décor de montagne.

La montée traverse le Parc naturel régional des Vosges du Nord, avec une route ombragée et des points de vue sur le massif forestier. Pour les plus motivés, il est possible de prolonger vers la tour du Wintersberg, point culminant des Vosges du Nord. Mais même sans rallonge, le rendez-vous a de quoi offrir une belle matinée de vélo.

5 septembre : Hartmannswillerkopf

Au départ d’Uffholtz, l’Hartmannswillerkopf propose une ascension plus consistante : 10,4 km pour 593 m de dénivelé. Les cyclistes du secteur la connaissent bien. La route offre de belles courbes, des épingles, un bon revêtement et une montée assez régulière pour trouver son rythme.

L’arrivée sur un site mémoriel donne aussi une dimension particulière à l’effort. On ne grimpe pas seulement vers un col. On arrive sur un lieu chargé d’histoire, ce qui rend cette date assez unique dans le programme.

13 septembre : col Amic

Le col Amic est un grand classique local. Depuis Soultz, au lieu-dit le Gros Chêne, l’ascension affiche 8,8 km pour 414 m de dénivelé. La route est étroite, ombragée, régulière, et elle se prête bien à une montée au train.

C’est le genre de col que l’on apprécie quand on aime grimper sans rupture brutale. Les plus costauds pourront ensuite poursuivre vers le Grand Ballon, mais il faudra garder en tête qu’au-delà du col Amic, la route sera de nouveau ouverte à la circulation.

27 septembre : col du Petit Ballon

Col’Attitude terminera sa saison au Petit Ballon, depuis Sondernach. Au programme : 9,2 km pour 544 m de dénivelé. Une belle montée pour finir l’été cycliste, avec un effort sérieux et de beaux paysages à l’arrivée.

Ce n’est pas l’ascension la plus facile du calendrier, mais elle a tout pour séduire les cyclistes qui veulent clôturer la saison avec un vrai col vosgien dans les jambes.

Alors, prêts pour le défi Col’Attitude 2026 ?

Chez Guide Vélo, on aime beaucoup ce concept. Pas parce qu’il transforme les Vosges en terrain de jeu aseptisé, mais parce qu’il enlève l’un des principaux freins à la pratique : la circulation.

Grimper sans voiture derrière soi, ça change tout. On respire mieux, on prend plus facilement son temps, on ose parfois une montée que l’on aurait évitée le reste de l’année. Et pour les cyclistes qui roulent surtout en plaine, en ville ou sur pistes cyclables, c’est une excellente manière de découvrir les cols sans se sentir jetés dans le grand bain.

Reste maintenant à choisir son étape. De notre côté, on n’a pas encore arrêté notre choix. Un retour aux Pandours ? Une découverte du Wintersberg ou du Loosthal ? L’été dira où nos roues nous emmènent. Mais une chose est sûre : il y a de grandes chances qu’on se croise sur l’une de ces ascensions.

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Thibaut Bernardin est le fondateur de Guide Vélo. Cycliste du quotidien et observateur attentif des infrastructures urbaines, il met son expertise au service des usagers pour dénicher les meilleures solutions de micromobilité. Des vélos à courroie aux draisiennes pour enfants, des compteurs GPS aux meilleurs antivols du marché, Thibaut réalise des tests rigoureux basés sur une expérience de terrain réelle.