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Violences motorisées : les associations cyclistes passent à l’offensive

Actus
Par Thibaut Bernardin,  publié le 15 avril 2025 à 11h22, modifié le 15 avril 2025 à 11h30.
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Les associations montent au front après le meurtre de Paul Varry. Dix propositions sont sur la table pour apaiser les routes.

Un cycliste tué volontairement en plein Paris. Des milliers de témoignages de violences. Et toujours le même silence du Gouvernement. Six mois après la mort de Paul Varry, la FUB, la FFVélo et une dizaine d’autres organisations demandent des mesures concrètes. Leur message est clair : il est temps d’agir pour mettre fin aux violences motorisées.

Violences motorisées : un phénomène massif et trop souvent minimisé

Ce que les associations dénoncent, ce ne sont pas de simples incivilités. Ce sont des agressions. Des comportements dangereux, parfois délibérés, qui visent les usagers les plus vulnérables : les cyclistes et les piétons. Dans un rapport publié par la FUB en février dernier, le constat est sans appel. Sur les milliers de témoignages recueillis, 49 % évoquent des violences physiques ou des conséquences physiques directes. Et dans un cas sur dix, un ou plusieurs enfants étaient présents.

Le terme « violences motorisées« , utilisé par la FUB, vise à nommer clairement ce que beaucoup préfèrent encore appeler des “accidents”. Mais il ne s’agit pas toujours d’accidents. Il s’agit de comportements hostiles, parfois prémédités, souvent impunis. Une voiture qui frôle, un conducteur qui descend de son véhicule pour menacer ou frapper, un dépassement volontairement dangereux : ces faits sont fréquents, banalisés, et rarement suivis de sanctions.

Une route partagée ? Pas sans un changement de paradigme

Alors que l’État se félicite du développement du vélo en France, le quotidien des cyclistes reste marqué par l’insécurité. « L’augmentation du nombre de cyclistes et la diversification des pratiques du vélo […] impliquent pour tous les usagers d’accepter le principe de partage de la route », rappellent les signataires. Mais le partage ne peut pas exister tant que les règles du jeu restent déséquilibrées.

Les associations soulignent que ces violences ne sont pas une fatalité, mais le résultat d’un cadre routier permissif. Un cadre où la vitesse reste la norme, où les infrastructures sécurisées manquent cruellement, et où la voiture conserve une domination culturelle et spatiale. Tant que l’on ne remettra pas en cause cette hiérarchie implicite entre les usagers, les violences continueront.

Dix propositions concrètes pour apaiser l’espace public

Face à ce constat, les organisations ont rédigé dix propositions. Elles ne demandent pas la lune. Elles réclament simplement des mesures pragmatiques pour mieux protéger ceux qui choisissent des modes de déplacement actifs.

Parmi les mesures prioritaires : la généralisation du 30 km/h en ville, le renforcement des sanctions en cas de comportements dangereux, la possibilité de contrôles automatisés pour les infractions qui mettent en danger les cyclistes, ou encore l’obligation pour les conducteurs de franchir complètement la ligne (même continue) lors d’un dépassement de cycliste hors agglomération.

Les auteurs insistent aussi sur la formation : « Former une génération prudente et respectueuse sur les routes », dès le plus jeune âge, en généralisant le programme Savoir Rouler à Vélo, mais aussi en intégrant un module vélo au collège, au lycée, et même à la formation au permis de conduire.

Enfin, les signataires demandent une refonte des politiques d’aménagement. Certaines configurations dangereuses doivent être proscrites. Les recommandations du Cerema devraient devenir contraignantes dans certaines circonstances. Le modèle, on le connaît : celui des Pays-Bas ou du Danemark, où la sécurité est pensée dès la conception.

L’appel reste sans réponse : et maintenant ?

Le 26 mars, un courrier collectif a été adressé au ministre des Transports pour présenter ces propositions. À ce jour, aucune réponse selon les organisations cyclistes. Ce silence est d’autant plus inquiétant que le rapport commandé à Emmanuel Barbe dans le cadre de la mission contre les violences doit être remis dans les prochaines semaines. Les associations espèrent que ce rapport sera suivi d’effets concrets, et non d’un énième plan sans lendemain.

On partage cette ligne chez Guide Vélo. On n’attend pas une révolution. On demande juste de pouvoir rouler sereinement, pour nous et pour nos enfants. On sait que c’est possible. On le vit régulièrement dans nos sorties en Allemagne. On l’a vécu au quotidien aussi au Danemark. C’est une réalité qu’on peut importer. La balle est dans le camp du gouvernement pour que cette sécurité devienne la norme. Pas l’exception.

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