Vélos en libre-service : la meilleure dépense publique pour nos villes ?

L'étude européenne EIT Urban mobility le confirme : les vélos en libre-service rapportent bien plus qu’ils ne coûtent avec des bénéfices pour la santé, l’environnement et l’économie locale.
Faut-il continuer à investir dans les vélos en libre-service ? Pour les collectivités, la question ne devrait plus se poser. Le bureau d’étude EIT Urban Mobility, soutenu par la Commission européenne, vient de publier une analyse chiffrée sans appel : l’argent public mis dans le déploiement de ces services revient avec des intérêts… et pas qu’un peu. Les bénéfices dépassent largement les coûts, aussi bien sur le plan écologique que pour la santé des citoyens ou l’activité économique locale.
Moins de CO₂, plus d’air pur
Ce que révèle l’étude d’EIT Urban Mobility, c’est avant tout l’ampleur du bénéfice environnemental lié aux vélos en libre-service. Chaque année, ces systèmes évitent l’émission de 46 000 tonnes de CO₂ dans l’atmosphère. À la clé : un air plus respirable, des centres-villes moins saturés et la preuve qu’il existe des alternatives crédibles à la voiture.
Ces vélos partagés permettent aussi de limiter d’autres polluants, comme les oxydes d’azote, souvent responsables des pics de pollution en ville. C’est 200 tonnes de NOx évitées par an, un chiffre qui pèse lourd quand on sait l’effet de ces particules sur la santé urbaine.
Un coup de pouce à la santé publique
Rouler en libre-service, ce n’est pas seulement bon pour la planète, c’est aussi un vrai plus pour la santé de tous. En incitant à la pratique quotidienne du vélo, les vélo en libre-service contribuent à prévenir près de 1 000 cas de maladies chroniques chaque année en Europe. Moins de maladie et au final des habitants en meilleure forme.
Pour les collectivités, cela représente 40 millions de bénéfices économiques annuels. C’est autant d’économies réalisées sur les dépenses de santé, et pour chacun, une occasion simple de bouger au quotidien !

Un soutien direct à l’emploi local
L’effet positif des vélos partagés se voit aussi sur le terrain économique. En Europe, près de 6 000 emplois locaux dépendent directement de l’exploitation et de la maintenance de ce service. Ça va des techniciens qui préparent les vélos aux équipes chargées de leur répartition dans la ville. Ce sont des postes non délocalisables, ancrés sur le territoire, qui contribuent à faire tourner la machine économique locale.
Le vélo, booster de productivité urbaine
Enfin, l’étude souligne un autre effet souvent sous-estimé : le gain de temps. L’étude met en avant un chiffre qui parle à tous ceux qui en ont marre de perdre leur temps dans les bouchons. Grâce aux vélos en libre-service, ce sont près de 758 000 heures qui sont économisées chaque année à l’échelle européenne. Ce n’est pas qu’une statistique : moins d’embouteillages, c’est des matins moins stressants, des rendez-vous qui s’enchaînent sans retard, et surtout plus de temps pour faire autre chose. À l’arrivée, le vélo partagé devient un allié précieux pour optimiser son quotidien et celui de la communauté.
Un retour sur investissement qui parle aux collectivités
Au total, l’étude chiffre les impacts positifs générés par les vélo en libre-service à 305 millions d’euros par an en Europe, contre 280 millions investis par les collectivités. Chaque euro dépensé rapporte déjà plus qu’il ne coûte. Et la dynamique ne fait que commencer : d’ici 2030, le potentiel de gains pourrait tripler pour atteindre près d’1 milliard d’euros par an, à condition d’accélérer l’offre, l’électrification de la flotte et l’expansion territoriale.
Chez Guide Vélo, on l’a testé en tant que Strasbourgeois. Utiliser les vélos en libre-service Vélhop, c’est sentir au quotidien les effets bénéfiques de la mobilité partagée. Facilité d’accès, rapidité sur les petits trajets, moins de stress et cette impression concrète de participer à une ville plus respirable et dynamique. L’étude EIT Urban Mobility ne fait que mettre en chiffres ce qu’on constate sur le terrain : chaque trajet compte, pour soi et pour la collectivité.
