Menu
Guide VeloGuide Velo
Navigation : 
  • Choisir son vélo
  • S’équiper
  • Utiliser son vélo
  • Actus vélo
En ce moment : 
  • Black Friday
  • Draisiennes
  • Vélotaf
  • Éclairages vélo

Cube, l’ovni bavarois du vélo

Choisir son vélo
Par Thibaut,  publié le 24 mai 2025 à 13h57.
Choisir son vélo

Née dans un petit atelier en Allemagne, Cube s’est imposée sans bruit avec une gamme dense et une production bien huilée.

La marque allemande s’est glissée dans le paysage cycliste français avec une discrétion toute bavaroise… mais une efficacité redoutable. Vélos de route, VTT, urbains ou électriques : Cube coche (presque) toutes les cases. Et si son nom évoque encore peu de choses à certains, ses vélos, eux, commencent sérieusement à peser sur le marché. Alors, qui se cache derrière ce cube ?

Une success story à la bavaroise

L’histoire commence en 1993 dans une menuiserie réaménagée de Waldershof, en Bavière. Marcus Pürner y lance Cube avec un objectif simple : assembler des vélos de qualité pour les revendre à prix compétitifs. Trente ans plus tard, l’entreprise a bien grandi. Elle emploie plus de 1 000 personnes, exporte dans plus de 70 pays et produit plus d’un million de vélos par an.

À Waldershof, Cube a construit un gigantesque site industriel de 55 000 m² dédié à l’assemblage, à la logistique et au développement produit. « Chaque modèle Cube est conçu à Waldershof par notre propre équipe d’ingénieurs », précise la marque. La structure intègre également un laboratoire de tests mécaniques, où cadres et composants sont mis à rude épreuve avant commercialisation. L’ambition affichée : garantir un haut niveau de qualité, avec des procédures qui vont « bien au-delà des normes européennes ».

Un modèle industriel hybride entre Europe et Asie

Si l’assemblage final est bien réalisé en Allemagne, la fabrication des cadres ne l’est pas. Comme la plupart des marques mondiales, Cube sous-traite cette étape à des partenaires asiatiques, notamment à Taïwan. Cela concerne aussi bien les cadres aluminium que carbone. Une réalité industrielle souvent passée sous silence, mais qui permet à la marque de rester compétitive tout en maîtrisant les finitions.

Le choix de maintenir la conception et l’assemblage en Allemagne s’explique par la volonté de garder la main sur la qualité, la traçabilité et l’innovation. En centralisant le développement produit à Waldershof, Cube peut réagir rapidement, ajuster ses modèles, tester de nouveaux matériaux, intégrer des motorisations spécifiques ou encore retravailler une géométrie.

L’usine d’assemblage de Cube en Allemagne

Depuis 2024, la marque a également amorcé une nouvelle étape : la diversification géographique de sa production. Cube a annoncé un projet d’usine en Égypte, dans la ville de Ramadan, au nord-est du Caire. Objectif : produire 300 000 pièces en polymère renforcé de fibres de carbone (CFRP) chaque année. Le projet, qui vise un investissement initial de 5 millions d’euros, pourrait à terme inclure l’assemblage de vélos. Une manière de sécuriser ses approvisionnements dans un contexte mondial incertain.

Une gamme riche et structurée pour tous les usages

L’un des grands atouts de Cube, c’est l’étendue de son catalogue. Route, VTT, gravel, vélos urbains, vélos enfants, VAE, vélos cargo… il y en a pour tous les usages et tous les niveaux. Chaque segment est décliné en plusieurs niveaux de gamme, avec des choix de composants cohérents et des designs soignés.

Sur les vélos de route, Cube joue la carte de la performance accessible avec ses gammes Attain et Agree. En gravel, les modèles Nuroad rencontrent un vrai succès, notamment chez les cyclistes loisirs. Côté VTT, l’offre est pléthorique : semi-rigides, tout-suspendus, musculaires ou électriques, du débutant au vététiste confirmé. Même chose pour les VAE urbains, où Cube propose des vélos bien intégrés avec motorisation Bosch, dans des versions confort, sport ou cargo.

Chaque modèle est disponible en plusieurs tailles, parfois avec une géométrie spécifique pour les femmes. Le design reste sobre, souvent inspiré de l’univers outdoor ou tech, avec une intégration de plus en plus poussée des câbles, batteries et moteurs.

Une stratégie commerciale à contre-courant

Cube n’a pas cédé aux sirènes du marketing direct. Pas de vente en ligne, pas de personnalisation à la commande, pas de campagnes de pub omniprésentes. La marque allemande fait le choix d’un réseau de revendeurs spécialisés, qu’elle considère comme des partenaires clés. En France, plus de 450 magasins distribuent ses vélos, assurant à la fois visibilité, conseil et service après-vente.

Le Cube Store de Achern, près de Strasbourg

Ce choix permet à Cube de s’ancrer localement, tout en gardant la main sur sa politique tarifaire. En parallèle, la marque développe des Cube Stores, des magasins monomarques implantés dans les grandes villes européennes.

Malgré cette approche discrète, Cube équipe des athlètes de haut niveau. Lucy Charles-Barclay, championne du monde Ironman, roule en Cube. Tout comme Biniam Girmay, vainqueur d’une étape sur le Giro. Mais ces têtes d’affiche restent en retrait : ce sont surtout les performances terrain et le bouche-à-oreille qui font avancer la marque.

Vous aimez nos contenus ?
Recevez chaque jour nos dernières publications gratuitement et directement dans votre boite mail
Recevoir la newsletter
Le Récap
  • Une success story à la bavaroise
  • Un modèle industriel hybride entre Europe et Asie
  • Une gamme riche et structurée pour tous les usages
  • Une stratégie commerciale à contre-courant
  • Mentions Légales
  • À propos
  • Contact
  • Les aides en 2025
  • Nos tests produits
  • Newsletter
© 2025 - Tous droits réservés sur les contenus du site Guide Velo