Présenté à Eurobike, ce nouveau casque haut de gamme marque une montée en puissance claire du fabricant allemand sur le segment performance.
Abus ne se cantonne plus seulement aux cadenas ou aux casques urbains. Avec l’AirBreaker 2.0, dévoilé à Eurobike, la marque allemande confirme qu’elle entend jouer dans la cour des grands du vélo de route. Nouveau design affûté, ventilation revue pour les lunettes modernes, squelette renforcé en carbone : ce casque coche toutes les cases pour séduire les cyclistes exigeants… sans renier son ADN.
Un design affûté qui reste fidèle à l’ADN AirBreaker
Difficile de succéder à un casque déjà plébiscité par les pros. Le premier AirBreaker, lancé en 2018, avait été porté notamment par Alejandro Valverde lors de son titre mondial. Pour cette version 2.0, Abus a pris son temps. Le casque conserve la silhouette iconique du modèle précédent, mais adopte des lignes plus marquées, plus agressives. Un style qui évoque « un design moderne avec l’ADN AirBreaker », comme le résume Abus.

Le travail esthétique ne se fait pas au détriment du confort. Le casque reste ultraléger avec seulement 210 g en taille M (sans MIPS) et bénéficie désormais d’une construction optimisée avec une cage ActiCage et une structure interne en carbone injecté. Ce renfort discret permet de garder de larges aérations sans sacrifier la sécurité.
Une ventilation repensée pour les grosses chaleurs… et les grosses lunettes
C’est la principale évolution de cette version 2.0. L’AirBreaker se voulait déjà bien ventilé, mais les retours des cyclistes pros ont permis d’aller plus loin. À l’avant, les aérations élargissent les ouvertures au niveau du front. En clair : davantage d’air passe autour du bandeau, ce qui change tout lorsqu’on porte des lunettes hautes, comme c’est de plus en plus le cas.
Sur le dessus, les grandes fentes centrales ont été allongées pour guider l’air même à basse vitesse. « Le casque brille notamment dans les montées lentes et par forte chaleur », note le fabricant. Un atout appréciable quand les températures grimpent ou que l’on enchaîne les cols. À l’arrière, la forme se resserre légèrement, mais conserve un bon flux de sortie grâce à la technologie Forced Air Cooling développée par Abus. On y retrouve même une ventilation en forme d’étoile qui nous rappelle étrangement celle d’une autre marque allemande…

MIPS, support pour lunettes… ces petits détails qui comptent
Au-delà de la forme, plusieurs éléments pratiques montrent que ce casque vise clairement les passionnés de performance. Le support pour lunettes, discret mais antidérapant, permet de caler solidement ses verres, quelle que soit leur forme. C’est une amélioration bienvenue pour celles et ceux qui alternent lunettes et visière en fonction de la lumière ou de l’effort.

La version avec MIPS intègre en plus une boucle magnétique Fidlock, appréciée notamment des triathlètes pour son côté rapide et intuitif. Enfin, le système de réglage Zoom Spin permet un ajustement précis, compatible avec les cheveux longs, tresses ou queues-de-cheval. De quoi garantir un bon maintien, quelles que soient les conditions.
Un positionnement premium, mais cohérent

L’AirBreaker 2.0 est proposé à 299 € dans sa version classique et 349 € pour le modèle équipé du système MIPS. Un tarif élevé, mais dans la norme des casques haut de gamme à destination des cyclistes sur route. Il est fabriqué en Italie, dans l’usine européenne du groupe, et disponible dès maintenant en trois tailles et plusieurs coloris.
Avec ce lancement, Abus continue de se rapprocher des standards des marques les plus établies du peloton. Le travail mené avec l’équipe Movistar (hommes et femmes) a permis de peaufiner chaque détail. Le message est clair : la marque allemande ne veut plus se limiter à la ville. Elle vise désormais la tête du peloton, au sens propre comme au figuré.