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Pourquoi tant de casques vélo affichent « MIPS » ?

S'équiper
Par Thibaut Bernardin,  publié le 13 mai 2025 à 17h32, modifié le 13 mai 2025 à 17h34.
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Casque EKOI Gara MIPS

Ce petit sigle jaune n’est pas juste là pour faire joli : il pourrait bien vous éviter un traumatisme crânien.

Vous l’avez peut-être déjà repéré en magasin ou sur la tête d’un autre cycliste : un petit sticker jaune marqué « MIPS ». Quatre lettres qui ne paient pas de mine mais qui font une vraie différence en cas de chute. Car MIPS, ce n’est pas une marque de casque, c’est un système de sécurité. Invisible à l’œil nu, il se cache à l’intérieur de plus en plus de modèles. Et son rôle ? Mieux protéger votre cerveau contre les chocs obliques, ceux qui font le plus de dégâts. Décryptage.

Qu’est-ce qu’un casque MIPS ?

D’abord, mettons les choses au clair : MIPS n’est pas une norme de sécurité comme la norme CE ou EN1078. Ce n’est pas non plus une certification obligatoire pour vendre un casque en Europe. MIPS est une technologie brevetée développée en Suède qui vient s’ajouter aux systèmes de protection déjà en place dans un casque. Autrement dit, un casque avec MIPS doit d’abord être conforme aux normes classiques… mais en fait un peu plus.

Test d’un casque vélo par MIPS

Ce que MIPS promet, ce n’est pas une protection absolue, mais une meilleure gestion des impacts obliques, ceux où la tête glisse ou pivote au moment du choc. Et ces impacts-là, ce sont précisément ceux qui provoquent le plus de lésions cérébrales graves. Cette promesse a d’ailleurs été validée par une étude scientifique indépendante publiée en 2024, qui conclut que les casques MIPS réduisent significativement les accélérations rotationnelles du cerveau par rapport aux modèles standards. Sur l’ensemble des casques testés, la réduction moyenne atteignait 24 %, un chiffre loin d’être anecdotique.

Comment fonctionne la technologie MIPS ?

Le système MIPS, c’est une fine couche mobile placée à l’intérieur du casque. Concrètement, c’est une coque souple à faible coefficient de frottement qui permet un léger mouvement de la tête par rapport au casque (entre 10 et 15 millimètres) lors d’un choc. Un peu comme si la tête pouvait tourner un instant toute seule, sans entraîner le reste du casque.

Ce décalage minime permet de réduire la force rotationnelle transmise au cerveau. C’est un peu le même principe que le liquide céphalo-rachidien autour du cerveau qui absorbe les mouvements brusques. En cas de chute, MIPS agit comme une couche tampon supplémentaire. Le tout pèse à peine plus lourd qu’une barre de céréales, entre 25 et 45 grammes selon les casques.

L’étude britannique de 2024 confirme précisément ce fonctionnement. Les chercheurs y expliquent que le principe du glissement contrôlé entre la tête et la coque du casque est efficace pour limiter les pics de rotation sur le plan biomécanique. Ils notent également que ce type de technologie est particulièrement pertinent pour des chocs obliques réalistes tels qu’ils surviennent lors d’accidents à vélo.

Est-ce que tous les systèmes MIPS se valent ?

Non, et c’est là que ça devient plus subtil. MIPS est aujourd’hui décliné en plusieurs variantes, certaines très discrètes, d’autres plus élaborées. Dans tous les cas, il y a cette fameuse couche mobile, mais son intégration dépend des modèles et des marques. Certains fabricants conçoivent des casques autour de MIPS dès le départ. D’autres l’ajoutent sur un modèle existant, au risque de compromettre un peu la ventilation ou l’ajustement.

Bonne nouvelle : MIPS travaille avec plus de 150 marques de casques, ce qui permet aux cyclistes d’avoir le choix. Chaque intégration est testée par MIPS avec une série de protocoles pour garantir que le système fonctionne bien dans chaque configuration.

Faut-il choisir un casque MIPS ou pas ?

La réponse courte : oui. Ce n’est pas indispensable, mais c’est un plus indéniable pour la sécurité. À condition bien sûr que le casque vous aille bien, qu’il soit homologué et que vous le portiez correctement.

Si vous hésitez entre deux modèles similaires, celui équipé de MIPS aura sans doute un petit avantage. En particulier pour une pratique urbaine, le VTT ou le gravel, où les chocs obliques sont fréquents. Pour les cyclistes sur route, la différence dépendra plus du niveau de protection global du casque que de la seule présence de MIPS.

Et pour ceux qui se demandent si MIPS est une opération marketing de plus ? Difficile d’y croire quand on voit les millions de casques vendus, le soutien de la communauté scientifique et maintenant aussi les conclusions de l’étude de l’Imperial College of London : parmi toutes les technologies testées, MIPS est celle qui a apporté la meilleure réduction moyenne des accélérations rotationnelles, avec une performance constante sur plusieurs modèles. Bref, ce n’est pas juste un autocollant jaune : c’est un vrai morceau de sécurité en plus, discret mais utile.

Quels sont les meilleurs casques vélo MIPS ?

Uvex City i-vo MIPS

Un classique des trajets quotidiens. Léger, bien ventilé, bien noté (1,8 par l’ADAC), ce casque coche les cases essentielles sans exploser le budget. Il ne paie pas de mine, mais il fait le job – et le fait bien, surtout côté sécurité. Parfait pour rouler en ville avec un casque discret, fiable, et qu’on oublie vite sur la tête.

Bollé Eco React

Un casque urbain qui veut faire les choses bien, jusqu’au bout. MIPS pour la sécurité, matières recyclées pour la fabrication, design sobre mais réussi. Ce n’est pas le plus léger du marché, mais il a une vraie gueule, et c’est un choix cohérent pour celles et ceux qui veulent pédaler propre et protégé.

Nutcase Vio Adventure MIPS

On est ici dans une autre ambiance : look affirmé, visière intégrée, LED à l’arrière, et bon score à l’ADAC (2,1). Ce casque plaît aux cyclistes qui sortent des sentiers battus – urbains baroudeurs, adeptes du gravel ou du vélotaf sportif. Ce n’est pas le plus discret, mais il assume pleinement son style et sa polyvalence.

Uvex Quatro CC MIPS

Un modèle plébiscité par la presse cycliste allemande pour sa légèreté et son bon maintien, notamment en usage tout-terrain. VTT, gravel, chemins : il s’adapte bien à ceux qui quittent l’asphalte. Bonne ventilation, look sport et technologie éprouvée. Un bon casque MIPS, robuste et polyvalent, qu’on garde longtemps.

EKOI Racing GARA MIPS

Pensé pour la route, ce modèle signé EKOI joue sur l’aérodynamisme, le confort et le look racé. Léger, affûté, bien ventilé, il fait le lien entre performance et sécurité. Le MIPS est intégré sans alourdir l’ensemble, et le prix reste compétitif face aux ténors du secteur. Un bon choix pour les cyclistes qui veulent du sérieux sans se ruiner.

Oakley ARO5 Race MIPS

Le casque des puristes de la performance. Aérodynamisme optimisé, maintien irréprochable, et une finition haut de gamme signée Oakley. Le ARO5 est conçu pour ceux qui alignent les watts et les cols, avec un MIPS discret mais bien présent. On le retrouve sur les pros, et ça se sent dès qu’on le met sur la tête.

Scott Cadence Plus MIPS

Un casque pensé pour battre des records. Aérodynamique léchée, ajustement précis, rembourrage lavable, feu arrière amovible : rien n’est laissé au hasard. Le Scott tient parfaitement en place, même quand on baisse la tête à fond, et reste confortable sur la durée. Moins ventilé que d’autres, mais redoutable pour la perf, sans oublier la sécurité.

Giro Isode MIPS

Simple, efficace et abordable. Le Giro Isode est un casque de route qui ne cherche pas à briller mais qui fait le boulot sérieusement. Une seule taille, mais qui convient à beaucoup grâce au bon système de réglage. MIPS discret, bon confort, poids contenu : c’est le compagnon fiable des cyclistes qui roulent souvent, sans forcément chercher la compète.

Van Rysel RCR MIPS

Chez Decathlon, on trouve parfois du très bon matos… à condition de savoir où regarder. Le Van Rysel RCR MIPS en est la preuve. Développé par l’équipe professionnelle Decathlon AG2R La Mondiale, il allie aérodynamisme, confort et ventilation. Le MIPS est intégré discrètement, sans compromis sur le poids ou la coupe. Ce casque reste bien en place, même quand ça secoue et se révèle bluffant à ce niveau de prix. Parfait pour les cyclistes exigeants qui n’ont pas envie de mettre 300 euros (90 € ici en l’occurrence).

FAQ

Que signifie MIPS ?

MIPS est l’acronyme de Multi-directional Impact Protection System. C’est un système de sécurité intégré dans certains casques vélo pour mieux protéger le cerveau lors des chocs obliques. Il permet un léger mouvement de la tête à l’intérieur du casque, réduisant ainsi les forces de rotation transmises au cerveau.

Les cyclistes professionnels utilisent-ils le MIPS ?

Oui. De nombreuses équipes professionnelles – sur route comme en VTT – roulent avec des casques équipés du système MIPS. Certaines grandes marques comme Giro, POC, Specialized ou Lazer proposent des modèles haut de gamme MIPS utilisés en compétition. Ce n’est pas réservé aux amateurs prudents : les pros aussi cherchent à limiter les risques de commotion.

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Le Récap
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  • Comment fonctionne la technologie MIPS ?
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