Tricher sur Strava à vélo électrique ? C’est (presque) fini avec cette mise à jour

La plateforme s’attaque enfin au problème des KOM volés à coup de VAE ou d’efforts irréalistes. Et les premiers résultats sont spectaculaires.
C’est une petite révolution, attendue depuis longtemps par les utilisateurs les plus assidus. Strava vient de déployer une mise à jour pour renforcer la modération automatique des segments, avec un objectif clair : restaurer la légitimité des classements. Fini les records impossibles, les pics de vitesse suspects ou les KOM envolés après une sortie en vélo électrique mal déclarée. Grâce à un nouvel algorithme, 4,45 millions d’activités jugées anormales ont déjà été supprimées des leaderboards. Et la chasse aux tricheurs ne fait que commencer.
Strava nettoie ses segments… et ça se voit
KOM impossibles, vitesses de pointe irréalistes, records tombés après une sortie de famille en VAE : ces dernières années, les segments Strava avaient perdu en crédibilité. Face à la grogne des cyclistes, la plateforme déploie enfin une réponse technique de grande ampleur.
Depuis le début de l’année, 4,45 millions d’activités ont été supprimées des classements grâce à un modèle de détection basé sur le machine learning. En clair, si l’algorithme repère un effort trop rapide, trop long ou trop suspect pour être humainement réaliste, il le retire automatiquement du leaderboard.
Mais ce n’est pas tout. Les sorties en vélo électrique sont désormais exclues des segments classiques, même si elles ont été mal déclarées. Strava les identifie et les bascule automatiquement vers les classements E-Bike. Résultat : les signalements d’abus ont chuté de 85 % en un an.
Des KOM plus crédibles, une compétition plus saine
Pour beaucoup de cyclistes, les segments ne sont pas qu’un détail. Ils rythment les sorties, motivent à repousser ses limites, créent une émulation locale. Encore faut-il que les classements aient du sens.
Quand un KOM est raflé par une sortie en vélo électrique ou par une trace douteuse, c’est toute la mécanique communautaire qui se grippe. Et ces cas n’étaient pas isolés : entre les erreurs de déclaration, les bugs de GPS ou les tentatives de gonfler ses stats, les faux exploits pullulaient.
En renforçant la modération et en triant automatiquement les efforts frauduleux, Strava envoie un message clair : les segments redeviennent un terrain de jeu équitable. Pour celles et ceux qui aiment se mesurer aux autres, c’est un retour bienvenu à un peu de justice… et à l’envie de se battre à la pédale. Reste à voir jusqu’où ira l’algorithme. Car si cette modération séduit les cyclistes sérieux, elle soulève aussi une question : jusqu’où peut-on faire confiance à une IA pour juger de la légitimité d’un effort humain ?
