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Que manger la veille d’une cyclosportive ?

Utiliser son vélo
Par Thibaut,  publié le 8 août 2025 à 16h09.
Utiliser son vélo

Préparer ses jambes, c’est bien. Mais sans un bon dîner la veille, vos réserves seront à plat avant même le départ.

Pour ma première cyclosportive, j’avais tout pris au sérieux. Jambes affûtées, vélo révisé et surtout une attention particulière à ce qu’il y avait dans mon assiette. Pas de hasard : j’avais lu, comparé, posé des questions à des cyclistes plus expérimentés et suivi les conseils des pros. Résultat ? Une course bien gérée, sans fringale ni coup de mou.

C’est là que j’ai compris à quel point le repas de la veille est important. Il ne s’agit pas juste de manger des pâtes, mais de bien choisir, bien doser, bien digérer. Et surtout de ne rien laisser au hasard. Voici un guide clair, validé par l’expérience et les spécialistes, pour préparer au mieux votre dîner de veille de course.

Pourquoi le dîner de la veille est important

On parle souvent du petit-déjeuner du jour J, mais en réalité, c’est le dîner de la veille qui prépare le corps à l’effort. C’est lui qui permet de reconstituer les réserves de glycogène, cette forme de sucre stockée dans les muscles et le foie. Et ce glycogène, c’est le carburant de vos jambes pendant la première partie de la course.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces réserves ne se remplissent pas en quelques heures. Selon l’Australian Institute of Sport, il faut entre 8 et 12 heures pour que les glucides soient transformés et stockés sous forme de glycogène. Autrement dit, si vous voulez de l’énergie le matin, c’est la veille au soir que tout se joue.

Mais encore faut-il bien construire ce repas. Il doit être digeste, riche en glucides complexes, et pauvre en fibres, en graisses et en protéines lourdes. Ce n’est pas un dîner de fête. L’INSEP recommande d’éviter les crudités, les plats en sauce et les nouveautés dans l’assiette. Mieux vaut un plat simple et connu qu’une improvisation risquée. Un repas mal digéré, c’est une nuit agitée, une digestion encore en cours au moment du départ… et un risque de contre-performance dès les premières montées.

Comme le rappelle le nutritionniste du sport Nicolas Aubineau, « ce dernier repas structurant est une étape clé. Il permet de consolider le travail engagé dans les jours précédents et d’aborder la course avec des réserves pleines ».

Que manger concrètement les jours précédents et la veille ?

Pas besoin de régime miracle ni de menu hyper technique. Pour bien préparer une cyclosportive, il suffit d’adapter légèrement son alimentation les 2 à 3 jours avant, en augmentant la part de glucides à chaque repas. C’est simple, mais ça change tout.

Concrètement, à partir du jeudi matin pour une course le dimanche, ajoutez une ration de féculents bien tolérés à chaque repas : pâtes al dente, riz basmati, pommes de terre vapeur, semoule, pain blanc. Il ne s’agit pas de se gaver, mais de remplir les réserves progressivement, sans bousculer l’estomac.

C’est ce que recommande Éric Gehin, conseiller sportif de L’Alsacienne Cyclo : « La meilleure stratégie consiste à éviter une nourriture trop déséquilibrée, en augmentant tout de même la proportion de glucides les trois jours qui précèdent l’objectif. » Pour lui, le bon sens l’emporte sur les stratégies complexes. Et il met en garde contre la classique pasta party du samedi soir, « qui ne fera que perturber la digestion et fatiguer votre organisme ».

L’INSEP confirme ce principe de surcharge glucidique en douceur. Pour les efforts longs, comme une cyclosportive, ses recommandations parlent de 10 à 12 g de glucides par kilo de poids corporel et par jour pendant 36 à 48 heures pour bien remplir les réserves. Pas besoin de sortir la calculette, mais avoir un repère aide :

🔎 100 g de pâtes sèches = env. 300 g cuites = env. 75 g de glucides.

Une portion généreuse de féculents, un fruit, un peu de pain blanc à chaque repas, et vous êtes dans les clous. Et si vous ajoutez quelques collations sucrées bien tolérées (compote, pâte de fruits, boisson énergétique légère), vous touchez l’objectif sans surcharge.

L’essentiel, c’est de choisir des aliments digestes, que vous connaissez bien, d’éviter les fibres en excès, et de lever un peu le pied sur l’entraînement. Ce n’est pas le moment de faire des intensités. Le corps a besoin de repos pour bien stocker le carburant.

Exemple de menu simple et efficace la veille de course

La veille d’une cyclosportive, le repas du soir ne doit pas être spectaculaire. Il doit être digeste, connu, et bien construit. Ce dîner consolide vos réserves de glycogène pour le lendemain. Voici un exemple de menu recommandé par les nutritionnistes du sport :

  • 300 à 400 g de pâtes al dente (ou riz blanc ou pommes de terre vapeur), soit environ 100 à 150 g de pâtes sèches
  • 1 filet de volaille blanche ou une omelette légère (1 œuf entier + 1 ou 2 blancs)
  • Un peu de pain blanc
  • Une compote de pommes ou une banane bien mûre
  • Eau plate, en quantité modérée

Si vous mangez vers 19 h, ce repas laissera le temps au corps de digérer tranquillement. Vous pouvez ajouter un peu de fromage râpé ou un yaourt si vous en avez l’habitude, à condition de bien les tolérer.

Ce qu’il vaut mieux éviter la veille d’une course

On a tous entendu qu’il fallait éviter les excès avant une course. Mais concrètement, ça veut dire quoi ? Voici les erreurs les plus fréquentes à éviter la veille d’une cyclosportive.

Les fibres en trop grande quantité sont le premier piège. C’est le moment où on veut « bien manger », alors on ajoute une belle salade verte, des crudités, des légumes vapeur… Mauvais calcul. La veille d’une course, les légumes crus, les choux, les haricots verts, les céréales complètes ou le pain aux graines peuvent provoquer des ballonnements ou ralentir la digestion. À éviter si vous ne voulez pas être gêné dès les premiers kilomètres.

Les plats trop gras ou en sauce sont également à proscrire. Une raclette, un curry, une pizza bien chargée en fromage : tout ça, c’est peut-être bon pour le moral… mais pas pour l’estomac. La digestion sera longue, difficile, et vous risquez de mal dormir ou de partir le ventre lourd. Les aliments industriels et ultra-transformés sont une autre fausse bonne idée. Les soupes déshydratées, plats préparés, sauces toutes faites ou charcuteries salées sont souvent riches en additifs et en sel. Et ce sel peut vous donner soif toute la nuit, sans réel bénéfice nutritionnel. Les desserts sucrés et lourds, comme les tartes, mousses au chocolat, crèmes ou pâtisseries, peuvent aussi perturber la digestion. Une compote ou un fruit bien mûr suffit largement.

Dernière erreur fréquente : tester quelque chose de nouveau. Vous avez repéré un gâteau sport sur Instagram ? Un gel miracle conseillé par un copain ? Ce n’est pas le moment d’expérimenter. La règle est simple : ce que vous n’avez pas testé à l’entraînement, vous ne le testez pas la veille d’une course. Ni boisson d’attente inédite, ni barre maison jamais goûtée, ni complément « spécial jour J ». Ce n’est pas le bon jour pour improviser.

Et après ? Hydratation, sommeil et dernières précautions

Une fois le dîner terminé, il reste encore quelques bons réflexes à adopter.

Hydratation : inutile de boire 3 litres. Mais rester bien hydraté avec de l’eau plate ou une infusion sucrée légèrement peut aider à stabiliser l’organisme pendant la nuit. Si le dîner a été pris tôt, certains sportifs utilisent une boisson d’attente, à base de maltodextrine ou de sirop léger, mais uniquement si elle a été testée à l’entraînement.

Sommeil : la nuit précédant une cyclosportive est rarement parfaite, et ce n’est pas grave. L’important, ce sont les nuits précédentes. Évitez les écrans avant de dormir, détendez-vous, et essayez de vous coucher tôt sans trop y penser.

Voilà, vous avez l’essentiel pour vous préparer !

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