Un VTC électrique complet à prix serré ? Leon dégaine le NCM T3s

LEON NCM T3s - Photo : Guillaume Putau
Look discret, équipement complet et prix plancher : le NCM T3s veut convertir un maximum de cyclistes au VAE.
Leon ne perd pas de temps. Quelques semaines après avoir officialisé son arrivée en France, le fabricant allemand lance un nouveau VTC électrique pensé pour le quotidien… et le porte-monnaie. Nom de code : NCM T3s. Cadre bas, selle confort, moteur discret, batterie 100 km d’autonomie et prix de départ à 1 399 €. Un vélo sans chichi mais pas sans ambition, avec une promesse claire : rendre le VAE vraiment accessible.
Un vélo pensé pour les usages du quotidien
Leon ne s’en cache pas : avec le NCM T3s, la marque vise large. Trajets domicile-travail, balades en forêt, petites courses en ville… ce VTC électrique veut cocher toutes les cases sans exploser le budget. Pour ça, le fabricant a misé sur un cadre bas en aluminium, décliné en 26 ou 28 pouces, afin de convenir à tous les gabarits. L’enjambement est simple, l’ergonomie efficace et la posture de conduite reste confortable, même après plusieurs kilomètres selon Leon.
Le moteur arrière de 250 W se montre discret à l’oreille mais réactif à la conduite indique le fabricant. Il se combine à une batterie de 576 Wh — intégrée au cadre mais amovible — capable de tenir jusqu’à 100 km d’autonomie selon le niveau d’assistance. Cette dernière se règle en un clin d’œil grâce à une console LCD sobre mais lisible, avec six niveaux disponibles. « C’est un vélo pour celles et ceux qui veulent bouger plus, mais facilement », résume Côme Rousset, responsable France de Leon Cycle.

LEON NCM T3s – Photo : Guillaume Putaud
Confort et sécurité au programme
Côté confort, le NCM T3s fait simple mais bien. La selle en gel de marque Selle Royal apporte un vrai plus sur les trajets un peu longs. Les pneus larges permettent de garder le cap même sur des chemins irréguliers, et les freins se veulent rassurants, y compris sur sol humide.
La sécurité n’est pas oubliée. Le vélo est livré avec un éclairage LED avant et arrière, alimenté directement par la batterie. Garde-boue, porte-bagages et béquille sont inclus d’office, sans surcoût. Résultat : un vélo prêt à rouler dès la sortie du carton, sans accessoires à ajouter ni montage laborieux.

LEON NCM T3s – Photo : Guillaume Putau
Une offensive sur le prix
Ce qui frappe surtout, c’est le positionnement tarifaire. À 1 399 € TTC, le NCM T3s se place comme un sérieux concurrent dans le segment des VTC électriques entrée à milieu de gamme : le Elops 500 E Connect de Decathlon, actuellement vendu à 1 299 €, et le Crossover V de Nakamura, affiché à 1 699 €. Il s’aligne aussi sur le Crivit Y.3 proposé actuellement à 1 199 € chez Lidl, mais avec des prestations plus solides.
Leon ne fait pas de mystère sur sa stratégie : « rendre le vélo électrique accessible au plus grand nombre ». Et ce modèle s’inscrit dans la continuité d’un catalogue déjà bien fourni, où les VTT, pliants et vélos urbains visent tous le même objectif : proposer du pratique, du fiable, et surtout du rentable.

LEON NCM T3s – Photo : Guillaume Putau
Seule ombre au tableau : le poids. Avec un peu plus de 27 kg sur la balance, le NCM T3s est le plus lourd de sa catégorie (23 kg pour l’Elops 500, 24 kg pour le Crivit Y.3 et le Crossover V de Nakamura). Ce surpoids s’explique par la capacité de batterie plus élevée et l’équipement complet livré d’origine, mais il peut vite peser au quotidien si l’on doit rouler sans assistance, franchir des marches ou manipuler le vélo à l’arrêt. Une donnée à ne pas négliger pour les cyclistes urbains.
Une marque qui muscle sa présence en France
Avec l’implantation de son siège français à Lyon annoncée le mois dernier, Leon Cycle entend bien accélérer sur le marché hexagonal. La marque allemande, encore discrète auprès du grand public, joue la carte du rapport qualité-prix et du service client localisé pour séduire les acheteurs.
Le NCM T3s apparaît ainsi comme une première salve. Facile à prendre en main, bien équipé et vendu au bon prix, il coche les attentes d’un public de plus en plus nombreux à vouloir franchir le cap du VAE sans se ruiner. Reste à voir si ce modèle tiendra ses promesses sur le terrain. Mais sur le papier, la copie est propre. Et redoutablement stratégique.
