Grimper jusqu’à La Plagne… avec un Vélo’v

Thibault Arbonel et Thomas Laurenceau avec leurs Vélo'V - DR
Deux Lyonnais ont grimpé jusqu’à La Plagne avec un Vélo’v, le vélo en libre-service de Lyon. Récit d’un défi hors-norme.
Il y a ceux qui rêvent de faire L’Étape du Tour avec leur vélo carbone à 8 000 euros. Et puis il y a Thibault et Thomas. Dimanche 20 juillet, ces deux cyclistes amateurs ont relevé un défi aussi absurde que génial : rallier Albertville à La Plagne avec un Vélo’v. Oui, un vélo rouge de 22 kg, sans vitesses, celui qu’on utilise pour aller à la fac ou chercher une baguette. Résultat ? 131 kilomètres, 5 cols et 4 500 mètres de dénivelé positif. Un exploit décalé, à la hauteur du mythe.
Un défi fou né d’une blague
Tout est parti d’un pari un peu idiot. Thibault Arbonel et Thomas Laurenceau, deux Lyonnais amateurs de vélo mais pas forcément de chrono, se demandent un jour ce que vaut vraiment un Vélo’v. Lourd, robuste, sans vitesses… mais increvable. Et si on testait ça dans les Alpes ? Pourquoi pas sur L’Étape du Tour, la cyclosportive mythique qui attire chaque année des milliers de passionnés ? La blague devient sérieuse. Ils contactent JCDecaux, qui accepte de leur prêter deux Vélo’v mécaniques pour tenter l’aventure.
Le parcours 2025 ne fait pas dans la dentelle. Albertville–La Plagne, 131 kilomètres et cinq ascensions : la Côte d’Héry-sur-Ugine, le Col des Saisies, le redoutable Col du Pré, le Cormet de Roselend et enfin la montée finale vers La Plagne. Rien que du costaud. Les deux compères partent la veille au soir, évitent le peloton de 16 000 cyclistes du lendemain, et roulent de nuit avec quelques pauses. Plus de 11 heures en selle pour venir à bout de ce défi… avec un Vélo’v de série.
« Au final, on est allés au bout »
Dans un mélange de fierté et de lucidité, Thibault et Thomas racontent leur aventure comme une expérience unique : « Au moment du départ, on se demandait sincèrement si on serait capables de terminer l’épreuve. Au final, avec de la patience, de la motivation, et surtout beaucoup de plaisir, on est allés au bout. Le secret d’une nuit réussie : un beau vélo, 4 500 mètres de dénivelé positif et une franche camaraderie. À refaire de toute urgence. »
JCDecaux, qui fête les 20 ans de Vélo’v à Lyon, a soutenu l’initiative avec enthousiasme. Le directeur régional Rhône-Alpes, Laurent Vaudoyer, y voit une « performance inédite » qui met en lumière la robustesse du service et la passion des usagers. Au-delà du coup de com’, l’exploit illustre la montée en puissance du vélo urbain dans l’imaginaire collectif. Même conçu pour les trajets quotidiens, un Vélo’v peut grimper à La Plagne. Avec de l’audace, un peu d’humour et sûrement du muscle aussi, tout devient possible.
