Polyvalent, costaud et bien équipé : Canyon frappe fort avec un nouveau modèle à prix plancher.
C’est rare qu’un vélo à 999 € fasse autant parler. Mais Canyon a trouvé le bon créneau : un vélo de route qui ne se limite pas à l’asphalte, qui assume les chemins, les sacoches, la pluie… et les petits budgets. Son nom : Endurace Allroad. Avec ses pneus de 35 mm, ses œillets partout, sa géométrie accessible et son montage soigné, il coche pas mal de cases. Pas besoin de choisir entre route et gravel léger : ce vélo fait les deux. Et le tout sans exploser le prix.
Un cadre en alu sans chichi, une fourche carbone bien pensée
Pas de carbone partout, mais des choix malins. L’Endurace Allroad mise sur un cadre en aluminium robuste, sans chercher à cacher ses soudures. C’est assumé. Et ça fonctionne. Le tout affiche 1 543 g, ce qui reste raisonnable pour un cadre alu de ce type. La fourche, elle, est en carbone unidirectionnel. Canyon met en avant son confort et son esthétisme brut, avec un poids sous les 400 g et une bonne absorption des vibrations. Une combinaison éprouvée, qui équilibre légèreté (poids total : 10,72 kg), fiabilité et filtration.
Avec un empattement un peu plus long et une géométrie détendue, le vélo inspire confiance. Il se veut rassurant sur les longues distances, même pour celles et ceux qui sortent du bitume.

Ce modèle marque aussi un tournant dans la gamme Canyon : l’Endurace Allroad devient le point d’entrée de la marque pour les vélos de route à cintre courbé. Il vient compléter la famille Endurace avec une version plus abordable, pensée pour la pratique loisir et utilitaire. Moins de technologie embarquée que sur les versions CF ou CFR, pas de câblerie intégrée ni de patte UDH, mais l’essentiel est là, et bien là.
Des pneus gravel, mais un comportement route
Monté d’origine en Schwalbe G-One Comp de 35 mm, l’Endurace Allroad s’éloigne des sections classiques du vélo de route. Et ce n’est pas un hasard. Canyon laisse la porte ouverte à des montes jusqu’à 40 mm. C’est beaucoup. De quoi aller jouer sur des chemins ou affronter des routes défoncées sans broncher.
La jante Alex Rims GX26P, les moyeux Shimano TC500 et le montage tubeless-ready montrent que ce vélo n’est pas qu’une promesse. Le comportement reste dynamique, mais avec une vraie tolérance. Pour qui veut rouler partout, sans se prendre la tête, c’est une configuration qui a du sens.
Une transmission moderne pour rouler longtemps
Exit les groupes route classiques. Canyon mise ici sur la nouvelle gamme Shimano CUES, conçue pour durer et simplifier l’offre de transmission. L’Endurace Allroad embarque un groupe 2×10 vitesses, avec un pédalier compact 50/34 et une cassette 11-39. De quoi grimper tranquille et relancer sans décrocher les copains.

Les freins sont eux aussi issus de la gamme CUES, avec des étriers hydrauliques flat mount à deux pistons. La promesse : une puissance constante, un freinage dosable, et peu d’entretien. Des arguments qui parlent à tous ceux qui roulent au quotidien, sous la pluie ou le matin tôt.
Pensé pour le quotidien, les voyages et le bikepacking
C’est là que l’Endurace Allroad sort du lot. Canyon l’a bardé d’œillets : garde-boue, porte-bagages arrière, sacoche de top tube. Le vélo est compatible avec les sacs Canyon ou Apidura, mais peut aussi accueillir n’importe quelle sacoche standard.
Dans son communiqué, Canyon parle d’un vélo conçu « pour les sorties en groupe, les trajets quotidiens, les longues distances et même le bikepacking ». Et ce n’est pas exagéré. Le montage s’y prête, les détails aussi. Seul bémol : la fourche ne propose pas d’œillets pour un porte-bagages avant. Un choix sans doute dicté par le poids et l’esthétique. Pour aller plus loin dans l’aventure ou le gravel engagé, il faudra regarder du côté du Grizl, plus typé tout-terrain… et plus cher.

Disponible en 7 tailles, deux couleurs… et c’est tout
Du XXS au XXL, Canyon couvre une large plage de tailles, de moins d’1m65 à près de 2 mètres. Chaque taille reçoit des composants adaptés : longueurs de potence, manivelles, cintre. C’est un vrai plus pour le confort.
Côté coloris, c’est sobre mais réussi : Silver Mercury, un gris métallisé élégant, et Metal Berry, un violet profond. Pas de version flashy ou de finitions mates, on reste sur du fonctionnel. À 999 euros, c’est un détail qu’on pardonne sans mal.