Belle-Île, le nouveau cargo compact made in Nantes

ETNI Cycles, fabricants de vélos cargo à Nantes
Le nouveau vélo d’ETNI mise sur l’agilité, la famille et le savoir-faire local. Et il est sacrément bien pensé.
Le cargo compact, c’est la tendance qui monte. Et à Nantes, ETNI Cycles l’a bien compris. Trois ans après le lancement remarqué de l’Oléron, la marque remet le couvert avec le Belle-Île : un longtail plus court, plus pratique, mais toujours taillé pour le transport familial ou professionnel. Le tout, sans renier les fondamentaux de la maison : un cadre en acier soudé localement, des équipements haut de gamme et une fabrication 100 % française.
Un vélo cargo pensé pour les contraintes de la ville
Avec le Belle-Île, ETNI Cycles s’attaque à un casse-tête bien connu des familles cyclistes : comment transporter ses enfants, ses courses ou du matériel en ville… sans galérer à chaque intersection ni remplir tout le local vélo ? Moins long que l’Oléron, son grand frère, le Belle-Île est taillé pour la ville. Il roule sur des roues de 20 pouces, affiche un centre de gravité bas et une capacité de charge allant jusqu’à 180 kg. Résultat : plus stable, plus maniable, plus simple à stocker dans un garage ou un couloir étroit.

Le vélo cargo Belle-Île d’ETNI Cycles
« Ce vélo s’utilise au quotidien pour emmener les kids à l’école, transporter les courses, partir en balade… », explique la marque dans son communiqué. L’enjambement a été abaissé au maximum pour faciliter la montée à bord, même chargé. De quoi séduire les cyclistes urbains qui veulent un cargo efficace mais discret.
Une fabrication artisanale et locale
L’argument clé de la marque nantaise reste inchangé : une production locale, soignée et assumée. Le cadre du Belle-Île est en acier, soudé à la main dans l’atelier d’ETNI Cycles à Carquefou. Les pièces viennent pour la plupart de fournisseurs français : les tubes sont découpés et cintrés en Haute-Loire, les pièces de fixation réalisées en Vendée, la peinture est assurée par Laquage industriel de l’Ouest.
« Notre engagement pour une mobilité durable se traduit par une production locale soignée », affirment les fondateurs, Etienne Dreyer et Nicolas Martin. Ce choix permet de proposer une vraie personnalisation : plus de 200 coloris disponibles, un service client de proximité, et même la livraison à domicile avec mise en service par un technicien local.
Trois versions pour coller aux usages
Comme l’Oléron, le Belle-Île se décline en trois versions. L’Essentiel, la plus accessible, embarque une transmission par chaîne, un moteur Shimano EP6 Cargo et une batterie de 504 Wh. La version Classique ajoute une courroie carbone Gates pour réduire l’entretien, tout en gardant le moteur Shimano. Enfin, la version Premium passe sur un moteur Bosch Performance Line CX Cargo et une transmission Enviolo à variation continue.
Tous les modèles partagent les mêmes bases solides : cadre acier, freinage à 4 pistons, roues rayonnées à la main. Une approche haut de gamme, mais avec un positionnement tarifaire qui reste mesuré pour un vélo cargo de cette trempe.

Le vélo cargo Belle-Île d’ETNI Cycles
Un lancement en précommande, avec remise à la clé
ETNI mise sur un système de précommande pour sécuriser sa production. En commandant dès maintenant, les cyclistes bénéficient d’une remise de 500 € et reçoivent leur vélo en juillet. C’est aussi un moyen pour la marque d’évaluer la demande et d’ajuster son rythme de fabrication. Comptez 4 400 € pour la version de base et un peu plus de 6 000 € pour le modèle full option. Un positionnement qui reste compétitif pour un vélo cargo haut de gamme, conçu et assemblé en France.
Le Belle-Île, comme son grand frère l’Oléron, est disponible en précommande sur le site d’ETNI Cycles. Mais il peut aussi être commandé dans plusieurs boutiques partenaires déjà séduites par la démarche : Dix Heures Six à Nantes, Quai des Cycles à Paris, Reine Cargo à Bordeaux, Transition Cargo à Anglet ou encore Le Lien à Nice.
L’objectif est clair : produire 80 vélos Belle-Île en 2025. Une montée en puissance prudente mais assumée, qui s’inscrit dans une stratégie artisanale et durable. « À terme, on aimerait occuper 0,5 à 2 % du marché français du longtail », précise Etienne Dreyer dans les colonnes de Ouest-France, soit une production d’environ 400 unités par an pour un chiffre d’affaires visé de 2 millions d’euros.
« La mobilité douce dessine le transport familial urbain de demain », rappelle le communiqué. Et dans ce paysage en mouvement, ETNI trace son chemin avec un ADN bien à elle : production française, proximité, personnalisation. Une recette qui a fait ses preuves avec l’Oléron, et qui pourrait bien séduire un nouveau public avec le Belle-Île.
