Fixé au guidon, ce système connecté améliore la sécurité et l’expérience des trajets à vélo, sans toucher au smartphone.
On le sait, c’est interdit. Et pourtant, plus de 7 cyclistes sur 10 continuent à utiliser leur téléphone en roulant, selon le baromètre AXA Prévention. Une habitude à risques, en contradiction totale avec la dynamique de la mobilité douce. Pour y remédier, la start-up française Taiji lance un kit mains libres pensé exclusivement pour le vélo. Fixé au guidon et relié à une application dédiée, ce dispositif ambitionne de rendre les trajets urbains plus sûrs, plus simples… et plus connectés.
Un geste simple pour garder les mains sur le guidon
La promesse de Taiji tient en une phrase : permettre aux cyclistes de rester connectés sans se mettre en danger. Au cœur du dispositif, une télécommande compacte et intuitive, fixée sur le cintre. En un clic, le cycliste peut interagir avec son smartphone sans jamais lâcher le guidon.
Ce détail change tout. Plus besoin de s’arrêter, de sortir le téléphone ou de risquer un coup d’œil mal placé en circulation dense. Le système se pilote du bout des doigts, avec une logique proche de celle des commandes au volant dans les voitures modernes. Sauf qu’ici, tout est pensé pour les besoins spécifiques du vélo.
Une application qui va bien au-delà du simple GPS
C’est l’autre force du projet : l’application Taiji. Compatible avec tous les smartphones, elle réunit en une seule interface les fonctions essentielles à la mobilité cycliste. Navigation GPS, météo en temps réel, enregistrement des trajets, recherche des services utiles comme les stations de réparation, les points d’eau ou les parkings vélos : la carte devient un véritable tableau de bord urbain.
Mais surtout, l’appli a été conçue pour limiter la distraction. Une interface sobre, lisible d’un seul coup d’œil, pour ne pas capter inutilement l’attention du cycliste. Là encore, la logique d’usage a dicté le design.
Sécurité, entraide, communauté : une approche globale
Au-delà de la navigation, Taiji mise sur la sécurité. En cas de problème, une alerte SOS peut être déclenchée. Un contact peut aussi recevoir automatiquement une heure d’arrivée estimée (ETA). Des rappels des règles de circulation à vélo viennent compléter ce dispositif, pour encourager une pratique plus responsable.
Et pour ceux qui roulent à plusieurs, la fonction « balade de groupe » permet de suivre ses amis sur la carte en temps réel. Une idée simple, qui répond à un vrai besoin. L’application embarque aussi un tableau de bord personnel, un carnet d’entretien du vélo et même un système de points pour récompenser une mobilité durable. Ce n’est plus juste un outil, c’est un écosystème.
Une autonomie longue durée et une ambition assumée
Le kit Taiji n’est pas une énième expérimentation vouée à disparaître. Il affiche une autonomie allant jusqu’à dix mois, s’adapte à tous les types de vélos et repose sur une plateforme évolutive : Taiji OS. Cette base technologique permettra, à terme, d’intégrer de nouveaux services, de suivre des statistiques de déplacement ou d’ouvrir le système à d’autres véhicules comme les trottinettes ou scooters.
Ce n’est pas un hasard si la solution a reçu le prix de la meilleure expérience utilisateur au dernier salon Vélo In Paris. Derrière ce projet, on retrouve l’agence 66 Origin, déjà reconnue pour ses innovations dans le domaine de la mobilité et du design digital, qui incube le projet de Taiji. Une levée de fonds est prévue pour accélérer la production, enrichir les fonctionnalités et étendre l’offre à l’international.
Son approche, mêlant design, sécurité et expérience utilisateur, arrive à point nommé. Dans un contexte où le vélo gagne du terrain mais reste confronté à des enjeux de sécurité, Taiji propose une solution concrète, directement opérationnelle, qui pourrait bien s’imposer comme un nouveau standard.

