Les nouveaux modèles signés Ateliers HeritageBike abandonnent toute transmission mécanique. Une première mondiale, 100 % française.
Et si on enlevait la chaîne ? Et la courroie aussi ? Avec sa nouvelle gamme de vélos électriques, HeritageBike ne se contente pas de peaufiner le design ou d’augmenter l’autonomie. Elle fait disparaître la transmission mécanique. Plus de pignons, plus de vitesses à passer, plus de graisse à nettoyer. Le pédalier devient électronique, l’effort se transforme en énergie instantanément. Une première mondiale signée Cixi… et fabriquée en France.
Une transmission qui n’existe plus
C’est sans doute l’un des bouleversements les plus radicaux du vélo depuis l’arrivée du VAE. Chez HeritageBike, les nouveaux modèles ne disposent d’aucun système de transmission mécanique. Pas de chaîne, pas de courroie, pas de plateau, ni de vitesses. À la place : un pédalier électronique conçu par la start-up savoyarde Cixi, qui convertit l’énergie musculaire en courant, immédiatement transmis au moteur logé dans la roue.
Le système s’appelle PERS (Pedaling Energy Recovery System). Il supprime toute liaison physique entre le pédalage et l’entraînement de la roue. On pédale, mais c’est l’électronique qui décide du couple transmis. Et si la batterie est vide ? Pas de panique : le pédalier continue de produire de l’énergie en direct. On peut donc rouler sans batterie, mais pas sans électricité.

Une expérience plus fluide, sans vitesses ni freinage brutal
Plus besoin de changer de vitesse. Le système ajuste automatiquement la résistance en fonction de la cadence, de la pente ou de la vitesse. En ville, cela donne une conduite particulièrement douce, sans à-coups. En montée, le couple augmente automatiquement. Sur le plat, l’effort diminue. Tout se fait en silence, sans que le cycliste ait besoin d’intervenir.
Le pédalier sert aussi… à freiner. En rétro-pédalant légèrement, le système active un frein moteur régénératif. Cela recharge la batterie tout en ralentissant le vélo, de manière progressive. Selon HeritageBike, cette fonctionnalité réduit l’usure des plaquettes jusqu’à 75 % et limite la dispersion de particules fines dans l’air.
Quatre modèles pour réinventer le haut de gamme
Cette technologie équipe les quatre modèles lancés par la marque :
- Heritage Heroes Touring : cadre acier, roues larges 20×4.0, style rétro. Poids : 39 kg.
- Heritage Escapade : cadre carbone, pneus Maxxis 27.5 x 2.8, look baroudeur. Poids : 28 kg.
- Heritage Heroes GT : speedbike 45 km/h, double batterie possible, freins Magura CMe5. Poids : 43 kg.
- Heritage Style : design urbain et raffiné, cadre carbone, pneus Super Moto X. Poids : 28 kg.
Autonomie annoncée : jusqu’à 100 km avec une seule charge, avec 10 à 15 % de récupération d’énergie au freinage. Les tarifs démarrent à 8 990 € (LOA possible), et grimpent jusqu’à 11 990 € selon les configurations.

Du haut de gamme à la française
Chaque vélo est fabriqué à la main, près du lac d’Annecy, en séries limitées. Matériaux nobles, éclairage Supernova, selle Brooks Cambium, options de peinture sur mesure : tout est pensé dans une logique artisanale et durable.
« Il faut être un peu inconscient ou profondément visionnaire pour relancer une filière industrielle en France, miser sur le local, et proposer un produit d’exception. Avec le recul, c’est sans doute un mélange des deux qui nous a portés : beaucoup de passion, une bonne dose d’audace et une conviction forte qu’un autre avenir pour la mobilité est possible », explique Xavier Wargnier, cofondateur des Ateliers HeritageBike.
Une vision futuriste du vélo urbain
Avec ce lancement, HeritageBike ne se contente pas de surfer sur la vague du haut de gamme. La marque propose une nouvelle façon de concevoir le vélo : moins mécanique, plus intelligent, sans compromis sur le plaisir de pédaler. La présence d’un moteur ne signifie plus la disparition de l’effort, mais son intégration dans un écosystème fluide, propre et silencieux.
Alors, faut-il dire adieu à la chaîne ? L’avenir le dira. Mais cette première mondiale signée HeritageBike montre qu’un autre vélo est possible. Et qu’il pourrait bien venir d’Annecy.