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[Test] Giant Line : la chaussure trail & gravel signée Giant

S'équiper Testé par la rédaction
Par Thibaut,  publié le 14 avril 2025 à 18h01.
S'équiper

Chaussures Gravel Giant Line

Pensée pour le trail et l’enduro, cette chaussure polyvalente de Giant m’accompagne en gravel depuis plus de 2000 km. Voici mon retour.

Ce n’était pas censé être une grande histoire. J’avais juste besoin d’une paire de chaussures pour rouler en gravel. Pas le temps de benchmarker, pas envie de comparer. Un saut chez les Cycles Blondin à Strasbourg, un essai rapide, une promo : les Giant Line sont sorties du lot, tout simplement parce qu’elles m’allaient et qu’elles étaient pas chères. Depuis, on a fait de la route, du chemin, de la boue… et même l’Alsacienne sous une pluie battante. Alors, que valent-elles vraiment ? Spoiler : bien plus que ce que je pensais.

Unboxing et premières impressions : plus gravel que gravity

À la base, les Giant Line sont pensées pour le trail, l’enduro, voire les grosses descentes bien engagées. C’est écrit noir sur blanc : “développée avec l’équipe Giant Factory Off-Road”. Pourtant, une fois la chaussure en main, l’agressivité attendue laisse place à un certain équilibre. Rigidité sans excès, confort visible, look sobre. Ce n’est pas la paire tape-à-l’œil des gravity-addicts. Plutôt une chaussure sérieuse, bien construite, avec un petit côté passe-partout qui, dans mon cas, colle parfaitement à une pratique gravel engagée, mais pas kamikaze.

Chaussures Gravel Giant Line

Le système de serrage est simple et rassurant : deux bandes Velcro à l’avant, une boucle crantée pour verrouiller le haut du pied. Pas de molette à la BOA ici, mais un système éprouvé, facile à ajuster avec des gants ou sous la pluie. L’ensemble respire la solidité. Semelle crantée, empiècements en caoutchouc, tige soudée sans couture : visiblement, la chaussure est faite pour encaisser. Un bon point pour celles et ceux qui ne roulent pas que par temps sec.

Chaussures Gravel Giant Line

À l’intérieur, la semelle ErgoComfort est bien rembourrée. Elle épouse le pied sans forcer, avec un soutien marqué au niveau de la voûte plantaire. Sur le papier, c’est pensé pour les longues sorties. Sur le terrain, on verra. En tout cas, une fois chaussée, la Line donne l’impression d’envelopper le pied plutôt que de le contraindre. Elle est large, stable, sans créer de point de pression. De quoi rassurer ceux qui, comme moi, fuient les chaussures trop étroites.

Chaussures Gravel Giant Line

Sur la route et en gravel : retour d’expérience après 2000 km

Première sortie : il fait gris, il fait froid, les routes brillent. Autant dire que le terrain est parfait pour tester une chaussure censée tenir la route — ou le chemin — quand ça glisse. Premier constat : le chaussant est confortable, mais généreux. Si vous avez un pied fin, ça risque de flotter un peu. Dans mon cas, le volume interne est idéal, avec de la place pour des chaussettes épaisses en hiver. Par contre, il faut serrer fort la boucle crantée. Et une fois qu’elle est au max, bonne chance pour l’ouvrir d’une main. Rien d’impossible, mais clairement, ça grippe un peu.

Sur le vélo, le maintien est bon. La rigidité de la semelle fait le job sans être extrême. On sent bien la pédale, sans effet de torsion, même en danseuse ou sur des relances musclées. Le transfert de puissance est net, sans être celui d’une chaussure carbone full race. Pour du gravel soutenu ou du VTT all-mountain, c’est pile ce qu’il faut.

En dehors du vélo, la semelle crantée offre un grip efficace. J’ai marché sur des chemins boueux, gravi quelques talus en poussant le vélo, et même déambulé dans un village en chaussettes trempées après l’Alsacienne. La traction à l’avant et à l’arrière est très correcte, même si la zone centrale sous le pied pourrait accrocher un peu plus. Sur terrain gras, on glisse parfois, surtout si on compare à des crampons plus agressifs.

Thibaut à l’Alsacienne – © Sportograf

Un mot sur l’engagement avec les pédales automatiques : le chaussage/déchaussage demande un petit temps d’adaptation. Le canal des cales est profond, la gomme autour est dense, ce qui donne une sensation d’enclenchement très ferme. Si vous aimez les cales qui bougent un peu sous le pied, vous risquez d’être surpris. Moi, j’ai fini par m’y faire. Et j’ai même apprécié cette accroche un peu rigide, surtout dans les passages techniques où on ne veut pas décrocher par erreur.

Mon verdict : une chaussure plus robuste qu’élégante, mais diablement efficace

Est-ce que j’aurais choisi ce modèle si je m’étais lancé dans une étude comparative poussée, à base de tableaux Excel et de lectures de forums jusqu’à minuit ? Franchement, non. La Giant Line est lourde, un peu rustique dans ses finitions, et elle n’a pas le sex-appeal d’une Quoc ou d’une Fizik.

Mais après 2000 kilomètres, elle est toujours là. Pas de couture qui lâche, pas de boucle qui casse, pas de semelle qui se décolle. Je l’ai portée sous la pluie, dans la boue, en plein cagnard. Et à chaque fois, elle a répondu présente. Confort, stabilité, solidité. Elle ne fait pas rêver, mais elle ne trahit jamais.

Chaussures Gravel Giant Line

En résumé, c’est une chaussure qui ne cherche pas à séduire, mais à durer. Une vraie chaussure d’aventure, fiable et prête à encaisser. Si vous avez le pied un peu large, que vous roulez souvent par tous les temps, et que vous cherchez un modèle robuste sans vider votre compte en banque, la Giant Line mérite clairement d’être essayée. Même si, comme moi, ce n’était pas l’amour au premier regard. Enfin, le prix finira par vous convaincre. Vous la trouverez autour des 120 euros en ligne et dans quelques boutiques.

Ce qu’on a aimé

  • Le confort immédiat, même sur les longues sorties
  • La robustesse : rien n’a bougé après 2000 km
  • Le grip efficace en dehors du vélo, même sur terrain humide

Ce qu’on a moins aimé

  • Le poids, sensible quand on marche longtemps
  • Le chaussage un peu dur à déverrouiller quand la boucle est serrée à fond
  • Le look un peu brut comparé à des modèles plus haut de gamme
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